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ville de vanves - Page 1347

  • 40 ANS APRES A VANVES, ANTONIO DOS SANTOS SE SOUVIENT DE LA REVOLUTION DES OEILLETS

    Voilà 40 ans, ce 25 Avril 1974, très loin de Vanves à Viseu au Portugal, Antonio Dos Santos se réveillait vers 7H et allumait sa radio comme à l’habitude pour petit déjeuner et se préparer pour rejoindre le collège de cette ville natale où toute sa famille vit encore. Il était responsable des activités socio-culturelles et enseignait dans ce collège qui accueillait un internat. « En me rasant,  j’entends des choses pas normales, de la musique, des marches militaires, parfois entrecoupées de chansons plus populaires. Et je suis resté figé, surtout lorsque furent diffusés des communiqués provenant du Mouvement des Forces Armées (MFA) qui avaient pris possession des radios et de la TV. Il disait « nous avons pris le pouvoir. Nous sommes dans la rue. Restez chez vous ! Ne craigniez rien ! C’est pour le bien du peuple ! Nous maîtrisons la situation ». C’est là que j’ai compris ce qui se passait, même si nous nous attendions à quelque chose, ayant participé quelques temps auparavant à des réunions « secrètes » entre jeunes », car elles étaient interdites,  toutes les associations de jeunes, d’étudiants, d’universitaires ayant été dissoutes. Il y avait une certaine fébrilité que l’on regarde aujourd’hui avec tendresse » raconte Antonio Dos Santos, ex-ête de liste PS, qui se souvient très bien de cette journée du 25 Avril 1974 entrée dans l’histoire du Portugal sous le nom de la Révolution des Oeillets     

    « Elle avait commencé quelques heures auparavant, le 24 Avril à 22H55, avec un premier signal envoyé à travers les ondes radio qui diffusérent la chanson « E depois do Adeus » (et après les adieux), écrit par un chanteur très populaire Paulo de Carvalho. C'était le signal choisi par le MFA pour indiquer à tous le début des opérations : « c’est aujourd’hui, préparez vous à partir ! ». Mais le signal définitif a été donné par la radio catholique « Renaissance » en diffusant à 0H20 les premiéres strophes de  « Grândola, Vila Morena » de Joé Afonso qui est devenu le chant mythique de la révoluton des œillets et qui était alors interdite. Grandola est une ville du sud-est du Portugal, et à cette époque une zone agricole aride où l’on cultivait essentiellement des céréalaes, des cultures nourricières pour l’élevage, et notamment de porcs. Terre de grands propriétaires où les ouvriers agricoles trimainent du matin au soir, pour des salaires de miséres, pour les enrichir. Ce signal confirme que les opérations sont en marche de manière irréversible dans tout le pays. Les troupes se dirigent vers leurs objectifs. Par la suite, deux poèmes de Carlos Albino (journaliste au República) ont été lus à la radio » raconte il.

    Seize heures plus tard le régime dictatorial s’effondrait sans une goutte de sang versée, à une exception prés : « La gloire qu’en tirent les militaires qui ont pris le pouvoir, est d’avoir essayé de protéger la population. Tous les communiqués radios en annonçant la révolution, invitaient les citoyens à rester chez eux, et conjuraient les forces restées proche du pouvoir, notamment de police, les paramilitaires de la gendarmerie, à ne pas offrir de résistance pour épargner des civils, considérant qu’ils avaient le pouvoir, mais qu’ils n’hésiteraient pas à tirer pour se défendre et défendre le mouvement qu’ils avaient engagés. Et les militaires n’ont tués personnes, même s’il y a eu un mouvement de résistance dans la fin de la journée du 25 Avril, la police secrète, la PIDE (Police Internationale de Défense de l’Etat) ayant tiré et tué 4 civils. Mais ce n’est pas la Révolution qui a tué ! » constate t-il en donnant les raisons du nom donné à cette révolution : « Le point de rencontre des militaires débarquant sur Lisbonne pour prendre le pouvoir, était le marché aux fleurs.  Et c’était la saison des Œillets, fleur saisonnière, de couleur rouge. Et les militaires les ont mis à la boutonnière, et au bout des fusils, et chaque soldat avait le sien ! »!

    Toute cette journée du 25 Avril s’est déroulée normalement à Visue presque comme si de rien n’était : «  J’ai rejoint les élèves très tôt puisque nous étions en internat, pour démarrer la journée normalement sans commentaires, même si nous en avons eu plutôt entre enseignants et personnel de services. Il y avait une grande prudence dans les propos même si on sentait une respiration, parce qu’on ne savait pas trop comment cela allait tourner puisque la situation, ce jour là, n’était pas entièrement maîtrisé. Une partie de la Marine avait avancée sur le Tage face au Palais du Gouvernement, prêt à tirer sur le MFA.  Comme si chacun ne voulait pas se découvrir complétement. Car il ne faut pas oublier que nous vivions dans un régime dictatorial où la méfiance régnait, avec une absence totale de liberté d’expression. Avec les enseignants de ma génération, même un peu plus âgé, on se regardait et on manifestait notre satisfaction par de petits signes ou des airs entendus. On était de plus en plus léger au fur et à mesure que la journée avançait. Les jeunes internes ne comprenaient pas ce qui se passait, on essayait de ne pas trop les mouiller là-dessus, en leur faisant mener une journée normale d’une communauté scolaire »

    Ainsi, 40 ans après, le souvenir de cette journée est intact : « Nous avons un grand héritage qui est la démocratie, la liberté de pouvoir s’exprimer, manifester, ce qui n’était pas le cas à l’époque. Dans les semaines qui ont suivis la Révolution, on a vu éclore des journaux, des radios, des manifestations spontanées, ce qui a créé quelque peu la pagaille, l’incertitude pendant quelques mois, même si presque deux ans après, le 25 Novembre 1975, une contre-révolution a failli tout remettre en cause. Mais elle a échouée et s’est conclut par un consensus des partis avec un début de recul des militaires, un PC (Parti communiste) très présent qui a accepté le retour des anciens politiques  aux affaires pour rétablir l’équilibre politique. Si nous avons eu la liberté, l’abondance n’est pas venue tout de suite, 4 à 5 ans après, avec un bond en avant à la fois dans l’école, la santé, le pouvoir d‘achat » constate t-il en gardant le souvenir d’une quasi fusion entre l’armée et son peuple à cette époque : « L’armée n’a plus supporté ce régime dictatorial, cet enlisement dans les guerres de colonie et a précipité les choses en étant très claire sur ses intentions, redonner aux autorités civiles le pouvoir. L’armée s’est beaucoup investie auprès du peuple qui a permis cette fusion pendant la Révolution, en rendant des services incroyables : Elle a amenée des médecins de ville dans des territoires reculées de notre pays, où elle a distribuée des vivres,  développée l’éducation…. Une véritable fusion peuple-armée assez extraordinaire s’est produite,  comme on en voit rarement. Et un souvenir extraordinaire pour ceux qui l’ont vécu pendant les deux ans qui ont suivi ». C’est pourquoi ces capitaines d’Avril sont entrés dans la légende avec cette révolution des œillets.

  • LES POLES SOLIDARITE ET SENIOR DE VANVES DE PLUS EN PLUS SOLLICITES

    Le budget du CCAS qui est à part du budget municipal se monte à 831 893 € en fonctionnement dont 660 000 € de subventions par la ville,  et 28 832 en investissements. Les frais de fonctionnement représentent 529 700 € dont 395 500 € pour le pôle Senior (75%), 81 500 € pour le pôle solidarité (15%), 30 000 € pour les actions en faveur des handicapés (6%). Des postes qui ont évolué avec des augmentation (15 450 € au total) dont 2000 €  pour le transports à la demande (+ 5% des dépenses du pôle Senior),  700 € pour la télé-alarme (7%), 2000 € pour  l’animation ( 3%), 4000 € pour le foyer Danton ( 29%), 250 €  pour le Libre Service Social ( 19% des dépenses du secteur solidarité dont 74% sont consacrés aux aides et secours)

    En 2014, le CCAS a  prévu l’élaboration d’une charte du public accueilli, une initiation à l’accueil des sourds, la mise en oeuvre d’ateliers collectifs pour lutter contre la précarité énergétique en partenariat avec l’agence locale, une réflexion autour des missions d’animation avec redéfinition d’un projet global d’animation, une redéfinition des missions du pôle Senior autour de l’accueil, de l’information et de l’orientation des seniors pour favoriser le « bien-vieillir chez soi ». Le Blog s’est attaché à ses deux grandes missions principales sachant que le CCAS est aussi le relais local de la Maison Départemental des Personnes Handicapés (MDHP) pour la gestion des demandes de cartes, d’allocation et  de prestation ainsi que le versement d’aides (114 adultes en situation d’handicap et 18 enfants).

    POLE SOLIDARITE : AUGMENTATION DES SECOURS

    La commissions d’aides financières aident 1097 familles vanvéennes. Elle a examiné 188  demandes nouvelles établies par une assistante sociale (EDAS, CAF ou CPAM) déposées par 113 familles distinctes lors de 26 commissions. 6 demandes n’ont pas reçu de suite favorable. Ses familles sont constituées de 41 femmes seules (46%), 20 hommes seuls (18%), 18 couples avec enfants (16%), 29 familles monoparentales (26%), 5 couples sans enfants (4%).

    70 familles ont bénéficié de 95 accès au LSS (Libre Service Sociale) dont les 8,4 tonnes récoltés lors de la collecte de denrées alimentaires, permettent de constituer une partie de ce stock  et une autre partie d’être  distribué par le Secours Catholique  lors de ces permanences du mardi. Le CCAS  attribue une aide aux démunies pour les vacances  - 38 dossiers examinés, 30 familles bénéficiaires  d’une aide de 200 à 750 € (soit 16 073 €) en 2013 -  des chèques cadeaux pour la Rentrée des classes (40 € pour un enfants scolarisé en élémentaire, 50 € en collège, 60 € au lycée)  -  55 familles, 47 enfants en primaire, 42 au collège et 23 au lycée (5360 €) en ont bénéficié – et des chèques cadeaux (50 €) pour les enfants démunis (81 enfants, 44 familles)  à l’occasion des fêtes de Noël.

    POLE SENIOR : DE PLUS EN PLUS DE SITUATIONS COMPLEXES

    Ses responsables ont constaté  que le nombre de personnes sollicitant le pôle Senior est en nette évolution. « Les situations sont de plus en plus complexe, leur suivi nécessitant des interventions multiples. On observe à travers ces situations complexes, un isolement réel des personnes âgées associés à une  perte d’autonomie auxquels s’ajoutent des problématiques financières ou de santé au titre desquelles les maladies neuro-dégénératives sont les plus fréquentes ». En raison de la désertion territoriale (départ de l’EDAS à Issy, de la CRAMIF et de la CPAM) et de la restriction de leurs missions respectives, le pôle senior est ainsi amené à gérer de plus en plus de situations individuelles complexes pour lesquelles il en est l’acteur principal

    L’activité de ce pôle Senior croît avec l’augmentation du nombre de seniors et de 4éme âge : 5341 vanvéens ont plus de 60 ans (19,78%) soit 1/5 de la population totale (27002), pourcentage inférieur à la population des plus de 60 ans en France (22,6%). Prés de la moitié ont entre 60 et 69 ans, et plus d’un quart a 80 ans soit +15,8%. La part des plus de 80 ans est en nette augmentation (10,7% de + de 75 ans). « Cette caractéristique vanvéenne a une incidence directe sur la charge de travail du pôle senior qui gère le maintien à domicile notamment et doit faire face de plus en plus fréquemment à des situations de maintien à domicile complexe liées à des problème de santé mentale croissant dans cette tranche d’âge. Ces situations nécessitent un temps de travail dans l’accompagnement direct des personnes mais aussi dans la concertation entre partenaires. Il ressort une certaine saturation de certains agents dont la charge de travail croit et pour lesquels une situation d’inconfort se créé »

    Ce constat se traduit plus ou moins dans l’activité chiffrée par ce pôle pour l’année 2013 : Dans le cadre de la coordination gérontologique, le service a accompagné 125 situations complexes de personnes âgées souvent isolées ayant abouti à des placements en maison de retraites, à 3 demandes de protection juridique, à une hospitalisation d’office, et deux demandes de suivi par la gestion de cas MZIA. Le service a instruit 92 dossiers d’APA (Allocation Personnalisée pour l’autonomie), 14 dossiers ASPA, 26 dossiers d’obligations alimentaires. 33 nouveaux seniors se sont dotés de la téléalarme (224 abonnés en 2013)

  • LA VIE SOCIALE A VANVES PRIVILEGIE L’INTER GENERATIONNEL

    Le Blog continue de vous présenter le budget municipal 2014  avec la « Vie sociale » qui  est l’un des secteurs les plus important du budget municipal parce qu’il permet à la ville d’agir dans plusieurs directions qui couvrent l’ensemble des générations  sachant que l’un des objectifs de l’équipe municipale comme des services, est l’inter générationnel :  

    - L’action sociale avec  831 893 en fonctionnement  (+13,83%) et 28 832 en Investissement  (+28760,88%) en permettant au CCAS de poursuivre ses actions en direction des personnes âgées, en situation d’handicap et précaires. Une analyse des besoins sociaux permettra de définir de nouvelles orientations pour la période 2014/20. Elle sera notamment ciblée sur les besoins spécifiques des personnes âgées pour d’évaluer les dispositifs existants et répondre aux besoins  spécifiques de cette population.

    - La Petite Enfance  dont le service gère les 244 places en accueil collectif réparties dans 6 établissements et 30 places en accueil familial. Son budget fonctionnement se monte à  207 150 € en fonctionnement  (+7,78%), l’augmentation s’expliquant par la création de Pain d’Epices qui a ouvert ses portes à la Rentrée 2013. L’alimentation est le plus gros poste budgétaire (2,47€ par jour et par enfant), avec le petit matériel pédagogique et les  jouets  (1,37 € par jour).

    - La Prévention Santé  dont le service intervient tout au long de l’année par des actions ciblées vers tous les publics. Il dispose de  25 200 € en fonctionnement (-23,23%) pour la mise en place des différentes manifestations de prévention et d’éducation à la santé. De nouvelles actions seront entreprises en 2014 : Prévention alimentaire avec les enfants de CM2, Ateliers bien être/sommeil auprès des séniors, en partenariat avec le pôle Seniors du CCAS, les 1éres journées nationales contre la Leucémie qui se sont déroulées le dernier week-end de Mars,  l’espace d’échange paroles de parents , JPJ journée prévention jeunesse.  2000 € ont été inscrit en investissement  qui permettra notamment d’acheter un appareil de détection auditif pour l’infirmière scolaire qui réalise chaque année un dépistage auprés des élèves de maternelles et d’élèmentaires du Parc, Cabourg et Lemel

    - Le service « Enfance et Education » qui suit plus particulièrement  les écoles (avec 861 éléves dans les 6 maternelles et 1292 dans les 6 élémentaires), la restauration scolaires, les classes de découverte (14 qui touchent 384 enfants), les centres de vacances (14 qui concernent 359 enfants), les accueils loisirs maternelles et élémentaires qui accueillent 660 enfants en moyenne par journées, et le dispositif Jeune Citoyen (327 enfants inscrits à ses ateliers). Il doit gérer un  budget Education dont le fonctionnement se monte à  583 580 €  (+7,70%) afin de maintenir l’ensemble des prestations,  avec la création des Temps d’Activités Périscolaires  suite à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, la  création d’accueil pré et post scolaires en élémentaire. L’investissement se monte  à 18 989 €  (-15,56%). Le budget Restauration se monte à 1 575 391 € (+1,02%) et prend en compte l’augmentation des effectifs des enfants suite à la réforme des rythmes scolaires.  Son budget Entretien est stable avec 290 460 € (+ 0,03%) en fonctionnement et 11 000 € en investissement ( + 8,55%)

    D’autres services interviennent vers un public plus spécifique : Le premier est rattaché à ESCAL qui dispose en 2014 d’un budget fonctionnement de  38 514 € (-39,26%) et d’investissement de 4000 € (-16,37%) pour le remplacement de mobilier et l’aménagement du jardin J.Monnet. Il s’agit du Club 6/11 ans (219 adhérents ) et du club  11/17 ans (391 )  qui disposent de  103 300 €  (+66,94%)  en fonctionnement pour assurer l’offre de différents services (ateliers, séjours, stages, sorties, suivi scolaire, aide à la parentalité…) et 2500 € (+141,08%) en investissement pour finir d’équiper la salle « parentalité » et parfaire l’équipement des centres A.Gazier et J.Monnet en matériel son et lumière. Les  activités 17/25 ans disposent d’un budget de  61 644 € (+26,09%) en fonctionnement qui sont répartis entre le Jiu Jitsu Brésilien, le football en salle, les activités Fitness et Musculation, la bourse aux permis de conduire, la formation au BAPSA, les Journées Européennes, les aides aux projets…) et 3000 € en investissement (-29,06)

    Enfin, le Pôle inter-génération  dispose de  22 500 € en fonctionnement (- 5,41%) et 3000 € en investissement (+44,66%)  pour mener des actions spécifiques en 2014 : Les ateliers « Jeu mémoire » mise en place par le pôle inter générationnel dans les structures de la ville (CITL de Vanves, Association Hémlisph’Erik, Club Murillo, Foyer Danton et les Maisons de retraites) permettent aux participants de retrouver des événements de leur propre histoire humaine et sociale. Ils sont consacrés à l’année du centenaire de la guerre 1914-18. Une exposition itinérante « Les poètes soldats tombés »  permettra de rappeler que Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Alain Fornier, Charles Péguy, ses grands noms de la littérature français sont allés sur le front, dans les tranchées. Des tableaux retraçant l’itinéraire de ces jeunes militaires qui se sont battus et ont trouvés la mort, pour certains,  dans les champs de batailles seront réalisés. « L’objectif est de permettre aux jeunes générations de découvrir le parcours et l’engagement de ces soldats poètes durant cette guerre »